Photo Reuters/ Matt Sullivan
07 Juillet 2008 - 12:58
Obama veut «affiner» sa position sur un retrait des troupes d’Irak

Monde. Barack Obama, qui a promis le départ des miltaires américains, fortement critiqué en semblant vouloir tempérer sa position.

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Mis sous pression par les républicains qui l'accusent de vouloir abandonner la partie en Irak, alors que plus de 4000 soldats américains y ont perdu la vie et que des centaines de milliards de dollars y ont été investis, le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis Obama a voulu contrer leurs attaques. Jeudi, lors d'un déplacement dans le Dakota du Nord, il avait déclaré aux journalistes : «Quand j'irai en Irak et que j'aurai la possibilité de parler avec des commandants sur le terrain, je continuerai à affiner ma politique».
Le sénateur de l'Illinois, qui doit se rendre en Irak prochainement, a ajouté : «J'ai toujours dit que le rythme du retrait serait dicté par la sécurité de nos troupes et le besoin de maintenir la stabilité».
TOLLÉ DANS LE CAMP RÉPUBLICAIN
Les médias ont largement fait écho de cette remarque, qui a suscité de vives critiques dans le camp républicain, notamment dans l'équipe de son rival républicain John McCain, et l'a obligé à rapidement convoquer une deuxième conférence de presse où il a semblé faire machine arrière. «Je n'ai pas vu d'informations qui contrediraient l'idée de ramener nos troupes en toute sécurité au rythme de une ou deux brigades par moiS », a alors déclaré Barack Obama. «Dès mon entrée en fonction, je convierai le chef d'Etat major et je lui donnerai une nouvelle mission, celle de terminer la guerre», a-t-il dit. Pendant la campagne, il avait dit vouloir retirer la plupart des brigades de combat dans un délai de 16 mois, laissant sur place des hommes pour protéger l'ambassade américaine.
Les républicains ont rapidement réagi en le taxant d'inexpérimenté, et en estimant qu'il était prêt à tourner sa veste pour gagner des voix.
Selon un sondage CNN, 64% des gens sont pour un retrait massif des troupes d'Irak et 33% sont pour un statu quo.
Avec Afp

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