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06 Juillet 2008 - 10:59
Carla Bruni : revue d’un album intimiste marqué par les sixties

Musique. Le troisième album de Carla Bruni, qui sortira le 11 juillet en France creuse le sillon intimiste de «Quelqu'un m'a dit», qui l'avait révélée comme chanteuse en 2002, mais s'enrichit de couleurs sixties et d'orchestrations plus étoffées.

Reportages

Par Elsa Suru, avec Afp
Le troisième opus de celle qui est désormais Première dame de France, «Comme si de rien n'était», comprend 14 chansons, pour une durée de 42 minutes. Enregistré au studio Labomatic, près des Champs-Elysées, il a été réalisé et produit par Dominique Blanc-Francard (producteur réputé et père du chanteur Sinclair, juré de la Nouvelle Star cette année).
DES TEXTES INTIMISTES
Tous les textes sont de Carla Bruni, hormis «La possibilité d'une île», qui est un poème de Michel Houellebecq, «You belong to me» (reprise de Bob Dylan) et «Il vecchio e il bambino», du chanteur anarchiste italien Francesco Guccini. La chanteuse a coécrit «Péché d'envie» avec le père de son fils, Raphaël Enthoven. Les textes sont intimistes et évoquent pour la plupart l'amour ou le temps qui passe.
UNE ATMOSPHÈRE TRÈS POP-FOLK
Le disque bénéficie d'arrangements pop élégants, nettement plus amples que le dépouillement guitare-voix de «Quelqu'un m'a dit». Certaines chansons rappellent même les Beatles («Ma jeunesse»), les slows des années 60 («Je suis une enfant», adaptée d'un lied de Schumann) et 70 («La possibilité d'une île») ou les musiques américaines, blues («Tu es ma came», la fameuse chanson sur la drogue qui avait irrité le gouvernement colombien le mois dernier) et country-bluegrass («L'antilope»). Le premier single sera «L'amoureuse», dont les arrangements sont de Benjamin Biolay.
Selon la maison de disques Naïve, les royalties de Carla Bruni seront reversées à la Fondation de France.

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